Bonjour,
beaucoup trop de questions différentes dans ce topic pour y répondre au détail. On touche là à la sempiternelle distinction entre monnaie de nécessité et jeton (de nécessité).
Il faut préciser en préalable que Numista dispose d'un classement, qui vaut ce qu'il vaut et qui peut différer de certains ouvrages (en l'occurrence la plupart des ouvrages sur le sujet ne s'embêtent pas et mixent monnaies et jetons), mais que l'on veillera à respecter dans le catalogue interne au site. Après, chacun fait comme il veut dans ses classeurs !
Pour rappel, la distinction est la suivante (en bref) :
-Monnaie de nécessité : émise par un organisme territorial/officiel et garanti par un dépôt à la Banque de France ;
-Jeton de nécessité : émise par un organisme particulier et utilisable uniquement en interne.
Ceci étant bien sûr théorique, on trouvera des intermédiaires et des pratiques différentes de la théorie (comme le célèbre cas nantais, qui a d'ailleurs posé des problèmes juridiques).
Il est particulièrement difficile de prouver le dépôt de garantie pour les monnaies et l'usage strictement interne pour les jetons. On s'en tient donc à ce qui est écrit sur les rondelles.
Sachant qu'on ne va pas modifier la structure de fond du catalogue à partir de cas particulier, quelques réponses tout de même :
-Vichy : ce sont sans conteste des jetons, l'usage interne est marqué dessus, il n'y aucun transfert à prévoir. Quant à savoir si “jeton de salaire” ou "de commerce" ça se discute (avec des sources). Ce n'est pas l'établissement thermal qui émet ces jetons, mais sa compagnie fermière. On est bien sur un problème de rendu de monnaie (raison d'être des monnaies/jetons de nécessité), mais sur un point de vente ouvert au public (=jeton de commerce) ou à la cantine des employés (=jeton de camp de travail) ??
-Hérault : le syndicat de l'alimentation en gros est effectivement une exception, son classement en “monnaies” est basée sur un usage manifestement large ("multicommerce"). La plupart des autres syndicats sont classés en jeton de coopérative en raison de leur usage limité à un groupe de commerçants ou profession (les limonadiers).
édit : § Vichy