Bonjour,
En triant quelques kilos de pièces, je découvre des tas de pièces dont on a foré un trou (surtout des belges et des françaises. C'est quoi cette manie? En faire des rondelles (des flottes), des boutons, des médailles,...?
Je me souviens que, petit, une des gamineries était de clouer une pièce sur le sol ou de l'accrocher à un fil et ensuite de la retirer, et de se gausser du passant essayant de la ramasser.
Bien à vous tous.
il y a quelques années, j'ai eu la surprise de trouver au sol 6 billets de 20 euro pliés l'un dans l'autre : j'ai bien sur pensé à une farce mais non ils étaient authentiques !!!
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Très avares, les bourgeois devaient, le dimanche à la grand-messe chantée, déposer une belle pièce de monnaie dans le petit panier présenté par le bedeau. Afin de ne pas dilaper leur argent, les bourgeois avaient pris l'habitude de faire percer, d'un fin trou, le centre de la pièce afin d'y enfiler un très fin fil de lin. De cette manière, une fois que la pièce de monnaie était posée généreusement et ostensiblement dans la corbeille du bedeau, le bourgeois tirait sur la ficelle et récupérait sa pièce. Les gouvernants de l'époque trouvèrent si intéressant le procédé que l'on décida de frapper désormais des pièces de monnaie avec un trou en leur centre.
Evidemment, l'Eglise ne vit pas cela d'un bon oeil, ses recettes de charité chutant de manière spectaculaire...
une autre explication
Les premières pièces trouées en leur centre ont fait leur apparition dans notre pays sous le règne de Léopold II. Auparavant, en 1887 déjà, le roi à la longue barbe blanche avait d'ailleurs fait frapper à Bruxelles des pièces pour l'Etat indépendant du Congo. Les pièces belges de 25, 10 et 5 centimes, conçues par Alphonse Michaux, étaient, pour la petite histoire, les premières pièces européennes perforées en leur centre. Les toutes dernières pièces trouées, datant de la Deuxième Guerre mondiale, ont perdu cours en 1967. Mais pourquoi, diable, les perforait-on? Pour faire des économies de métal? Pour faciliter le transport? Pour les faire moins lourdes? `Quand j'étais petite, j'y attachais la ficelle de mes ballons pour les empêcher de s'envoler, se souvient Monique, une collectionneuse nostalgique.
Ce type de pièce existait depuis bien longtemps en Chine, où la monnaie présentait toutefois une perforation carrée. Cette perforation permettait d'enfiler les pièces. `Toutefois, cet usage s'est rapidement perdu dans notre pays, dès le début du XXe siècle, explique Didier Vanoverbeek, de la Monnaie Royale de Belgique. En fait, il faut savoir que dans l'histoire monétaire de notre pays, deux métaux blancs ont été souvent utilisés pour réaliser les pièces de monnaie. L'argent pour les francs et le cupro-nickel pour les centimes. Ces deux métaux se ressemblaient et pouvaient prêter à confusion. Il a donc été décidé de perforer le cupro-nickel pour le distinguer de l'argent.´
Une chose est sûre, ce n'était pas pour faire des économies car si elles étaient moins lourdes, ces pièces coûtaient plus cher à la fabrication.
Un grand merci pour cette explication même si elle me paraît pour le moins originale.
Pour le fun: un édile déclarait dernièrement qu'il avait 17 paroisses dans sa commune. Et presqu'autant de fidèles catholiques...
Pour revenir à la numismatique: pourquoi des trous carrés, il est cependant plus simple de faire des trous ronds;
comment faisait on des trous carrés?
L'origine de cette pièce se trouve dans la standardisation de la monnaie de circulation en Chine, au cours de la dynastie Qin (-221 à -206) : les pièces devaient être rondes et percées en leur centre d'un trou carré portant deux caractères « ban liang ».
Le trou carré des pièces permettait de les enfiler sur une barre carrée, pour les faire tourner afin de les ébarber. La forme des sapèques est également liée à la cosmologie traditionnelle chinoise : la rotondité des pièces évoque celle du ciel, et le trou central est carré comme la terre.
Pour faciliter leur transport, les sapèques étaient réunies par des cordelettes passées dans leur trou central, constituant ainsi des cordons de différentes quantités (entre 100 et 1 000 pièces). Un cordon de 1 000 pièces était appelée diao et valait 1 kwan (une once d'argent).
Peu avant l'époque Tang, ces cordons de pièces furent reproduits en image sur du papier : ce sont là les premiers billets de banque, appelés d'abord jiaozi.
De nos jours, la plupart des monnaies trouées qui circulent encore, le sont pour une raison très pragmatique:
C'est pour éviter les risques d'étouffement en cas d'ingestion accidentelle (surtout pour les enfants, donc).
Bonsoir, J'ai souvenir que les anciens agriculteurs de la région Bretagne utilisaient les pièces de monnaies trouées comme rondelles pour fixer les isolateurs sur leur poteaux de clôture. Peut-être le faisaient-ils ailleurs également ?
Cita: "ystankous"Bonsoir,
J'ai souvenir que les anciens agriculteurs de la région Bretagne utilisaient les pièces de monnaies trouées comme rondelles pour fixer les isolateurs sur leur poteaux de clôture. Peut-être le faisaient-ils ailleurs également ?
ça se faisait aussi avec de vieilles 10 centimes napoléon III percées !
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
De même les anciens banc publics avaient des perforations rondes d'un diamètre étudié pour que l'on puisse les décorer en y bloquant des pièces de 1 Franc Morlon en alu dans les trous situés sur les montants
Malheureusement, les bancs de la génération d'après n'avaient pas de trous au niveau des supports de pieds
Cita: "ystankous"Bonsoir,
J'ai souvenir que les anciens agriculteurs de la région Bretagne utilisaient les pièces de monnaies trouées comme rondelles pour fixer les isolateurs sur leur poteaux de clôture. Peut-être le faisaient-ils ailleurs également ?
Ils s'en servaient aussi pour les rondelles de calage des gonds des portes de grange
Bonjour,
on trouve assez souvent dans les vracs en vide-grenier, des modules de 10 centimes 19ème siècle (français, italiens, espagnols, union latine) avec un trou complètement irrégulier au centre.
Ces monnaies étaient directement clouées sur les sommets des piquets de clotures, afin que l'eau ne puisse pas s'y inflitrer.
Ca fait mal, rien que ce penser à ces milliers de pièces massacrées à coup de marteau et de pointes...